Le principe
L'eau passe dans une chambre où une lampe émet un rayonnement ultraviolet. Le traitement vise à rendre les micro-organismes incapables de se reproduire. Il n'ajoute aucun produit chimique et ne change ni le goût ni l'odeur de l'eau.
Ce que l'UV exige de l'eau
L'UV agit par la lumière : elle doit traverser l'eau. Une eau trouble, chargée en fer, en manganèse ou en tanins absorbe le rayonnement et réduit fortement son effet. C'est pourquoi une lampe UV se pose presque toujours en dernier, après filtration et déferrisation.
La lampe et le manchon
La lampe perd de sa puissance bien avant de s'éteindre : elle se remplace selon les heures de service, pas quand elle cesse d'éclairer. Le manchon de quartz qui la protège s'entartre et se nettoie périodiquement — un manchon opaque annule le traitement sans que rien ne le signale.
Ce qui se surveille
Les appareils sérieux portent un capteur d'intensité et une alarme. Sans capteur, rien n'indique qu'un traitement a cessé d'être efficace. C'est la principale raison de préférer un modèle instrumenté sur un réseau privé.
Après une contamination
Si un laboratoire accrédité détecte des bactéries, l'installation d'un UV ne dispense pas de régler la cause : puits mal scellé, infiltration de surface, réservoir contaminé. Un UV traite l'eau qui passe, il ne corrige pas ce qui la contamine en amont.
La coupure de courant
Un UV ne fonctionne pas sans électricité. Après une panne, l'eau qui a circulé n'a pas été traitée. Les bons montages coupent l'alimentation en eau quand la lampe s'éteint ; à défaut, la conduite à tenir après une panne se décide avec votre laboratoire ou votre municipalité.
Ce qu'il ne fait pas
L'UV ne retire rien : ni métaux, ni nitrates, ni dureté, ni goût. C'est un étage de désinfection, pas un traitement complet, et il se combine toujours à ce que l'analyse a révélé.